Un homme authentique… un Leader
Un homme authentique André
Rochais était un homme d'origine modeste. Toute sa vie il a gardé les
caractéristiques de ses origines. Partout et dans toutes les
circonstances il vivait avec simplicité son authenticité. Il était authentique et libre.
Cela ne pouvait se dissocier pour lui. Son authenticité le conduisait à
être lui-même en toutes circonstances, que cela plaise ou dérange son
interlocuteur. Il vivait sa liberté dans ses paroles et ses actes.
Et parce que c'était un homme fondamentalement libre, il ne pouvait pas
faire autrement qu'exprimer ce qu'il vivait, ce qui était authentique.
Cette attitude était presque déroutante dans un monde habitué à la mise
en valeur parfois outrancière du paraître. Tous les autres traits
de sa personnalité reposaient sur cet axe fondamental d'un être
profondément libre devant n'importe qui et donc profondément
authentique dans son discours et son comportement. Un leaderComme leader, il vivait une bonté fondamentale et un optimisme du fond.
Dans des conflits, ou déceptions il trouvait rapidement l'aspect
positif de ce qui se passait et il cherchait comment cela pouvait
l'emmener plus loin. Il était conduit par la recherche de la vérité sur
l'homme et accueillait avec intérêt les désaccords d'opinion. Son allure générale était empreinte de simplicité.
Cela lui valait souvent de ne pas être identifié au premier coup d'œil
comme le fondateur de PRH lorsqu'il se promenait dans le jardin de La
Puye ou qu'il se trouvait en groupe. Il se vivait droit, avec une
docilité audacieuse à ses intuitions et avec le respect de la liberté
de l'autre. Comme il disait lui-même " Etre humble, ce n'est pas dire :
je ne suis rien, je ne vaux rien. Etre humble c'est accepter ce qui
est, sans biaiser, sans tricher avec la vérité telle qu'on la découvre
qu'elle soit belle ou non ".
Il avait un radicalisme typique. Personne ne pouvait le
distraire de ce qu'il était en train de faire, ni le mobiliser sur
quelque chose qui ne l'intéressait pas, seulement pour faire plaisir.
Quand il s'agissait des personnes, de ce qui les concernait, de leur
croissance, alors là… il était toujours intéressé et avait une grande
capacité d'écoute. Avec ceux dont il guidait la formation
professionnelle ou personnelle, il ne proposait pas de demi-mesures :
Les demi-mesures il ne les connaissait pas, seul l'essentiel pour
progresser l'attirait.
Il était un animateur et un vivant. Quand il animait, quand
il écoutait ou répondait, ce qu'il transmettait, c'était ce qu'il
vivait, ce qu'il avait expérimenté. On ne le sentait pas guidé par une
doctrine à transmettre ou une leçon à donner.
Il était un homme de gouvernement.
Il avait une lucidité exceptionnelle. Il savait dynamiser, entraîner.
Il était toujours ferme dans les orientations de fond mais souple pour
les mises en œuvre. Sa capacité d'adaptation était réelle. Il créait sans cesse pour faciliter une progression ajustée. Il
donnait confiance. Quand il confiait une responsabilité à quelqu'un, il
vivait la confiance vis-à-vis de cette personne, cette attitude
permettait ainsi à chacun, chacune de prendre toute sa dimension et
toute sa place.
Il avait aussi une très grande capacité d'ouverture et de mise en
œuvre : organiser, créer des sessions, superviser l'administration,
etc. Il était compétent dans beaucoup de domaines.
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